Est-ce que vous pensez que pendant le sprint, le Product Owner a une influence sur le rythme de l’équipe de développement ?

Chez vous, quand est-ce que le Product Owner regarde le produit et donne du feedback ? Et si la bonne cadence d’un sprint dépendait complètement du Product Owner ?

Le Product Owner en métronome

J’ai pu remarquer dans mes expériences auprès de plusieurs équipes Scrum, qu’une des clés de la réussite est l’implication du Product Owner dans son produit, mais aussi dans la vie de l’équipe Scrum.

Beaucoup d’équipes comprennent dans le Scrum Guide que “le Product Owner teste à la fin du sprint”.

Certaines équipes organisent même la “démo” (généralement ils ne parlent pas de revue, mais que de démo) pour le Product Owner. Qui découvre le résultat des développement en même temps que les utilisateurs (quand il y en a).

Quand le Product Owner est impliqué, l’équipe peut trouver sa cadence

Rien n’indique dans le Scrum Guide que le Product Owner doit tester les éléments du backlog “done” à la fin du sprint.

C’est même le contraire. Une équipe agile essaye d’avoir du feedback le plus vite possible. Si possible le feedback venant d’utilisateurs. Si ce n’est pas possible, en parallèle du travail pour permettre ça, le Product Owner peut déjà donner un premier feedback très rapidement. Au fil de l’eau.

Le feedback au fil de l’eau

Au fil de l’eau, c’est vraiment au fil de l’eau. C’est-à-dire qu’avant même qu’un élément de backlog soit passé à done par le développeur, il ou elle peut prendre du feedback du PO.

Grâce à l’intégration continue, le PO peut maintenant être prévenu qu’une tâche est terminée, il peut choisir de la déployer dans un environnement dédié (ou en prod grâce à des feature flipping par exemple) et tester afin de donner du feedback immédiatement.

Plusieurs fois par jour, les développeurs reçoivent l’information que ce qu’ils ont produit est “done” et est satisfaisant.

De mon expérience, c’est un engrenage. Le PO est une roue qui, part son feedback rapide, entraîne les développeurs, qui alimentent à leur tour le PO.

Un vrai cercle vertueux.

De l’importance de la présence du Product Owner

Que se passe-t-il alors quand le Product Owner n’est pas disponible ? Au mieux, il est en contact avec des utilisateurs, des sponsors. Il récupère des informations lui permettant de prioriser au mieux son backlog et de créer les bons éléments dans celui-ci.

Au pire, il travaille sur d’autres projets et n’est pas disponible.

C’est pour cela que rien n’oblige une équipe Scrum à faire valider les éléments du backlog par le Product Owner. Des outils comme les critères d’acceptation d’User Stories sont là pour aider l’équipe de développement à valider elle-même ses éléments de Sprint Backlog.

Et bien sûr, tout cela ne vaut pas grand chose sans l’excellence technique de ce qui est réalisé. Comme l’a dit Allen Holub, Scrum seul, c’est comme applaudir avec une seule main. Les choses comme XP sont l’autre main.

Et vous ?

Avez-vous déjà remarqué cet engrenage se mettre en route dans votre équipe ? Ou au contraire, vous êtes peut-être frustré(e) que ça ne prenne pas ? N’hésitez pas à en parler dans les commentaires.

Aller plus loin

Pour aller plus loin, je vous propose d’aller voir l’épisode de Scrum Life sur l’incrément potentiellement livrable et mon article sur l’art de jeter sa création, ou sur le fait de mesurer pour s’améliorer, ou encore sur pourquoi je ne conseille pas que le Product Owner soit actif aux dailies de l’équipe. Sans oublier le Tweet d’Allen Holub que je cite dans l’article.

(Photo by Jo Jo on Unsplash)

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